Chaput-Dyer a grandi dans une petite ferme de la région d’Ottawa et travaille aujourd’hui pour Environnement et Changement climatique Canada. Lorsque ses enfants étaient jeunes, la famille fréquentait assidûment Green’s Creek. Des années plus tard, Chaput-Dyer continue de parcourir régulièrement les sentiers le week-end, que ce soit pour faire de la randonnée avec des amis ou pour promener son chien.
« Dès que l’on sort de la voiture sur le parking, c’est comme une petite aventure. On a l’impression d’être hors de la ville », explique Chaput-Dyer. « C’est un espace vaste et plus naturel, contrairement à un parc aménagé. »
Les espaces sauvages de Green’s Creek offrent une mosaïque riche en biodiversité, où s’entremêlent forêts matures, marais herbeux et zones humides. On y dénombre environ 450 espèces végétales, notamment des graminées et des carex rares à l’échelle régionale — comme le carex à épis de massette — ainsi que des espèces telles que l’aster des bois à fleurs blanches, l’orchis à feuilles rondes et l’ail des bois.
Dans les fourrés et les zones boisées, un chœur d’oiseaux sature les sens. Les carouges à épaulettes s’agitent en tous sens, à la recherche du perchoir le plus élevé pour y faire résonner leurs trilles. Leurs cris rivalisent avec les appels sonores des geais bleus, le gazouillis des mésanges à tête noire et les mélodies des bruants chanteurs. Environ 150 espèces d’oiseaux ont été recensées aux abords de Green’s Creek, dont les rives servent de scène tant aux habitués des lieux qu’aux visiteurs migrateurs.