Dix ans après le lancement du projet, Alexandre Beaudoin, conseiller en biodiversité à l’Université de Montréal, estime que Darlington reste un travail en cours, un casse-tête rempli de « morceaux » de béton à remplir de biodiversité, mais un casse-tête qui s’agrandit, pièce par pièce.
Alexandre Beaudoin s’est inspiré du corridor appalachien, qui s’étend des montagnes Vertes du Vermont aux Cantons-de-l’Est du Québec. À l’époque, l’exemple le plus proche de corridor vert urbain était le High Line de New York.
« Nous avons commencé à réfléchir à ce que nous pouvions faire pour aider la biodiversité dans la ville. Comment faire la même chose à l’échelle de Montréal, à l’échelle de Côte-des-Neiges? »
Après que la population de renards du mont Royal ait été décimée par la maladie en 2010, M. Beaudoin s’est dit qu’il devait aider à ramener l’animal sur la montagne.
Sachant que la voie ferrée qui passe à quelques kilomètres de la montagne est appréciée des renards, il a vu une solution possible dans la création d’un chemin permettant aux renards de migrer entre les deux points. Bien que l’animal soit réapparu sur le mont Royal avant qu’il ne puisse lancer le projet de corridor, il affirme que le corridor a finalement fait de Côte-des-Neiges un espace plus accueillant pour l’animal.
« On a eu une belle anecdote il y a deux ans : une mère renard est venue mettre bas dans l’un des jardins sur lesquels nous travaillions, raconte M. Beaudoin. Elle s’est arrêtée là parce que c’était assez calme avec des plantes, des arbres, des fleurs. »