En raison de l’immensité du territoire, notre vaste pays joue un rôle essentiel dans les déplacements de la faune sauvage d’un pôle à l’autre à travers le continent. Cette abondance s’accompagne de la responsabilité de préserver les habitats dont dépendent ces espèces. Les réserves fauniques nationales et les refuges d’oiseaux migrateurs constituent deux moyens importants par lesquels le gouvernement fédéral protège ces espaces, formant ainsi un vaste réseau de conservation à l’échelle du pays.
Gérées par le Service canadien de la faune d’ECCC, ces zones revêtent une importance particulière pour les oiseaux migrateurs, car elles assurent leur sécurité pendant leur transit et offrent aux scientifiques un espace pour mener des recherches essentielles. Bon nombre d’entre elles sont également ouvertes aux visiteurs, offrant ainsi au public l’occasion de se rapprocher de la nature.
Voici quelques faits fascinants et surprenants concernant ces espaces protégés et les espèces d’oiseaux qui y vivent – ou qui s’y arrêtent au cours de leurs longues migrations.
Le réseau
64
Les 64 réserves fauniques nationales réparties sur l’ensemble du territoire couvrent environ 35 000 kilomètres carrés.
115 000
C’est incroyable d’imaginer que les refuges pour oiseaux migrateurs du Canada couvrent 115 000 kilomètres carrés, soit une superficie plus de deux fois supérieure à celle de la Nouvelle-Écosse. On compte pas moins de 92 refuges pour oiseaux migrateurs.
Quelle est la différence ?
Les réserves fauniques nationales et les refuges d’oiseaux migrateurs se recoupent souvent, et tous deux ont pour objectif de préserver l’habitat de la faune. Les refuges d’oiseaux migrateurs protègent des espaces naturels spécifiquement destinés aux oiseaux migrateurs et sont créés en vertu de la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Les réserves fauniques nationales ont un objectif plus large, défini par la Loi sur la faune du Canada, qui consiste à préserver l’habitat de l’ensemble de la faune, à mener des recherches et à aider les visiteurs à mieux connaître les espèces sauvages.
En plein vol
450
Le Canada est un véritable paradis pour les oiseaux. Environ 450 espèces, dont la plupart sont migratrices, ont élu domicile au Canada.
4
Quatre grandes voies migratoires traversent l’Amérique du Nord et passent par le Canada : la voie migratoire du Pacifique, la voie centrale, la voie du Mississippi et la voie migratoire de l’Atlantique.
40 %
Les ornithologues amateurs vont adorer ce chiffre : la migration offre davantage d’occasions d’observer des oiseaux. Plus de 4 000 espèces d’oiseaux, soit environ 40 % de toutes les espèces connues, migrent régulièrement.
Habitats
4
Les oiseaux et les autres espèces sauvages dépendent de quatre grands types d’habitats, que l’on retrouve tous au Canada : les zones boisées (conifères et feuillus), les milieux aquatiques (littoraux, océans, lacs, étangs et zones humides), les zones de broussailles et d’arbustes (plantes ligneuses de petite taille et buissons) et les habitats ouverts (champs agricoles, toundra et prairies).
La forêt et les arbres
3,69 millions
Saviez-vous que 3,69 millions de kilomètres carrés du territoire canadien sont recouverts de forêts, ce qui représente près de 9 % de la superficie forestière mondiale?
300
Quelque 300 espèces d’oiseaux se reproduisent dans la forêt boréale, ce qui lui vaut le surnom de « vivier d’oiseaux de l’Amérique du Nord ».
1 sur 3
Nos oiseaux adorent les arbres ! Un tiers des espèces d’oiseaux du Canada dépendent des forêts.
80 %
Je suppose qu’ils n’aiment pas la neige. Environ 80 % des oiseaux forestiers du Canada migrent pour l’hiver.
Ailes aquatiques
Le Canada est un paradis pour les oiseaux qui affectionnent les zones humides. Environ 25 % des zones humides mondiales — ces zones où le sol est gorgé d’eau — se trouvent au Canada.
Plus de 500
C’est un chiffre impressionnant qui témoigne de l’importance des zones humides : plus de 500 espèces végétales et animales dépendent des zones humides du Canada, dont de nombreux oiseaux migrateurs.
40 à 60 heures
Les oiseaux de rivage sont de véritables super-héros. Certaines espèces peuvent voler sans interruption pendant 40 à 60 heures lorsqu’elles migrent vers les plages, les marais salants, les vasières et les estuaires du Canada.
Grands espaces
Des tétras aux oiseaux aquatiques, en passant par les faucons et les chouettes, une grande variété d’espèces d’oiseaux dépend des prairies et des zones de broussailles du Canada.
19 %
Cet habitat important ne couvre que 19 % du pays.
67 %
Les prairies sont menacées, comme le montre cette statistique : 67 % de la population d’oiseaux des prairies du Canada a diminué depuis 1970. Ce déclin est principalement dû à la perte d’habitat – les prairies comptent désormais parmi les écosystèmes les plus menacés de la planète.
135
La toundra est un lieu très animé en été ! On dénombre 135 espèces d’oiseaux qui se reproduisent dans la toundra nord-américaine.
À vos jumelles
Voici quelques-unes des espèces d’oiseaux migrateurs qui visitent chaque année les forêts, les zones humides, les prairies et les côtes du Canada.
La paruline du Canada
Ce petit oiseau chanteur boréal, au poitrail jaune et au « collier » noir, se reproduit dans les forêts du Canada et de certaines régions des États-Unis. Considérez-vous comme chanceux si vous en apercevez un : la paruline du Canada est une espèce en péril. Où l’observer : Réserve nationale de faune du lac Saint-François, Québec.
Le grand héron
Ces grands chasseurs gracieux assurent leur alimentation jour et nuit aux abords des fleuves, des rivages et des zones humides. Vous pourrez les apercevoir pendant les mois les plus chauds partout au Canada, bien que certaines populations de la côte ouest y restent toute l’année. Où l’observer : le refuge d’oiseaux migrateurs George C. Reifel, en Colombie-Britannique.
L’oie des neiges
Cet oiseau aquatique au plumage blanc et aux ailes aux pointes noires migre en immenses voiliers depuis les États-Unis vers ses aires de reproduction printanières situées dans la toundra. En chemin, elles s’arrêtent pour se reposer et s’alimenter dans des zones dégagées près des plans d’eau. Où l’observer : la réserve nationale de faune du Cap-Tourmente, au Québec.
La grue blanche
Atteignant une taille adulte d’environ 1,5 mètre, la grue blanche est le plus grand oiseau d’Amérique du Nord. Elle est également remarquable par son plumage blanc laiteux et sa calotte rouge. Il s’agit d’une espèce menacée, ce qui rend son observation plus difficile lors de sa migration printanière du sud-est des États-Unis vers le parc national Wood Buffalo, en Alberta, l’un de ses rares sites de reproduction. Heureusement, elles font également quelques escales en cours de route, notamment au lac Last Mountain, en Saskatchewan. Où les observer : Réserve nationale de faune et sanctuaire d’oiseaux migrateurs du lac Last Mountain, en Saskatchewan.
Le macareux moine
Pendant les mois les plus chauds, ce « clown de la mer » migre de son habitat hivernal en pleine mer vers les îles de l’Atlantique Nord pour se reproduire en grandes colonies. Ces oiseaux marins vivent jusqu’à 30 ans et sont d’excellents nageurs, utilisant leurs petites ailes comme des nageoires pour chasser les petits poissons. Où les observer : le sanctuaire d’oiseaux migrateurs de l’île Machias Seal, au Nouveau-Brunswick.
Le guillemot de Brünnich
Les guillemots de Brünnich, avec leur plumage noir et blanc, nichent en vastes colonies, comptant parfois jusqu’à un million d’oiseaux nicheurs, sur les falaises surplombant la mer Arctique. Cet oiseau ressemblant à un manchot est à l’origine de certains des plus grands rassemblements d’oiseaux marins au Canada. Où les observer : Refuge d’oiseaux migrateurs d’Akpaqarvik, Nunavut.
Ce reportage a été réalisé en partenariat avec Environnement et Changement climatique Canada.