Aujourd’hui, le sanctuaire – dont la conservation est assurée par Environnement et Changement climatique Canada par l’intermédiaire du Service canadien de la faune – s’étend sur près de 5 000 hectares, comprenant la partie nord du lac et une partie de la rive. Il chevauche la Réserve nationale de faune du Lac-Last Mountain et est également un site historique national.
Il est spécial parce qu’il se trouve au milieu d’une voie de migration centrale pour la sauvagine et les oiseaux migrateurs qui traversent les Grandes Plaines, explique Ryan Fisher, conservateur de la zoologie des vertébrés au Royal Saskatchewan Museum de Regina. « C’est une petite oasis dans un paysage plus vaste. »
De plus, elle n’est pratiquement pas perturbée par l’activité humaine.
« Vous pouvez voir des oiseaux dans leur habitat naturel, tous concentrés à certaines périodes de l’année, ce qui est vraiment, vraiment spécial », dit-il.
Parmi les migrateurs, on trouve la grue blanche, une espèce menacée à l’échelle mondiale, des oiseaux de rivage, des parulines, des canards qui cherchent leur nourriture dans la boue du lac et des canards qui plongent au fond de l’eau pour la trouver. L’émerveillement que lui a procuré la visite du sanctuaire lorsqu’il était enfant a contribué à inspirer le travail de toute une vie à M. Fisher. « Je me souviens qu’étant jeune, je me promenais en voiture dans la région et qu’un jour, j’ai vu des centaines de grues du Canada dans un champ, puis j’ai vu tous les oiseaux aquatiques. À l’automne, quand on se promène en voiture, on voit des centaines, voire des milliers de canards sur le lac. »