De temps en temps, je sortais sur le terrain pour observer les animaux et essayer de prendre des angles différents. Cela m’a pris quelques semaines, mais je me suis investi à fond ; je voulais m’améliorer. J’ai appris les bases, puis je suis parti en voyage et j’ai photographié toute la journée.
Depuis, c’est devenu une de mes grandes passions. Je suis photographe à temps plein depuis trois ans. Avant, je travaillais dans une banque, ce qui n’était pas idéal, du moins pas ce que j’espérais. J’ai donc décidé de franchir le pas. J’ai quitté mon emploi pour me consacrer à la photographie à temps plein, et jusqu’ici, tout va bien. Je ne suis pas encore ruiné.
Apprendre à photographier la faune
Au début, je faisais surtout des paysages. Mais au fil de l’année, je me suis tourné vers la faune. Aujourd’hui, c’est 90 % faune et 10 % paysage. C’est difficile de faire les deux. J’adore les belles photos de paysage, mais il faut savoir à quoi on veut consacrer son temps. J’ai choisi la faune, mais je garde un vif intérêt pour les paysages.
Capturer les émotions dans la nature
Je photographie beaucoup. Je suis sur le terrain presque tous les jours. J’essaie de faire attention à ce que je partage, surtout quand je participe à un concours. J’attends les moments rares et privilégiés où l’animal me regarde. Par exemple, avec la photo de l’ours brun que j’ai soumise au concours, la lumière était magique. J’ai respecté mes distances. Ma présence ne l’a pas dérangé. Il m’a simplement regardé, et c’était le moment parfait. Quand j’ai pris la photo, j’étais super excité. J’avais hâte de la voir sur grand écran.
Me consacrer à 100 % à la photographie animalière m’a vraiment aidé. Certaines personnes avec qui je vais sur le terrain ne le font qu’une fois par mois. Elles se demandent pourquoi elles ne parviennent jamais à prendre ces photos. Il faut y mettre beaucoup d’efforts. Il faut se renseigner sur le comportement animal, etc. Au final, avec un peu de chance, on peut peut-être obtenir ce qu’on cherche.