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Les maisons amphibies : Une solution pour les collectivités de la Baie-James menacées d’inondation?

  • Aug 14, 2014
  • 425 words
  • 2 minutes
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En mai 2014, des inondations ont forcé l’évacuation d’Attawapiskat (Ontario), une communauté subarctique des Premières Nations. Ce n’était pas la première fois. Des inondations printanières persistantes perturbent régulièrement la vie et menacent la santé à Attawapiskat, ainsi qu’à Fort Albany et Kashechewan, des collectivités voisines.

Elizabeth English, professeure d’architecture à l’Université de Waterloo, dessine des maisons résistantes aux inondations qui pourraient être d’un grand secours. Pourquoi ses maisons restent-elles au sec alors que d’autres sont submergées? La réponse est simple : elles flottent.

« On dirait des maisons ordinaires », explique English, « mais leur fondation est de styromousse ou de cavités remplies d’air. En cas d’inondation, l’eau est leur alliée, pas leur ennemi ».

Quand les eaux montent, la maison monte aussi, attachée à des poteaux qui l’empêchent de partir à la dérive. Après la décrue, la maison redescend au sol, sans dommages. « Les résidents évacués peuvent revenir plus vite, car de longues réparations sont inutiles », explique English. « Les inconvénients et les coûts associés à l’inondation sont bien moindres. »

English a vu les ravages de l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans et a voulu aider les collectivités vulnérables à s’adapter aux problèmes d’inondation. Elle a dessiné des fondations amphibies, de construction nouvelle ou réaménagées, pour la Louisiane et tracé des parallèles avec les Premières Nations nordiques du Canada. « Comme bien de ces Premières Nations, les gens du sud de la Louisiane sont très attachés à leur lieu d’origine. Ils préféreraient s’adapter plutôt que de déménager. Et les habitations sont similaires — des structures de bois légères un peu surélevées sur des plates-formes ou de petits quais. Il est facile de les réaménager. »

English a parlé de maisons amphibies avec des dirigeants communautaires à la Baie-James et se prépare à rencontrer des communautés des Premières Nations au Manitoba. Les possibilités l’emballent. « Il s’agit d’une stratégie anti-inondation éprouvée, peu coûteuse et à faible incidence qui accroît la résilience aux inondations et améliore la capacité d’une collectivité de se remettre d’une catastrophe », dit-elle. « Pourquoi se battre contre les eaux de crue quand on peut flotter? »

Voici le plus récent billet d’un blogue sur les questions polaires et la recherche connexe présenté par Canadian Geographic en partenariat avec la Commission canadienne des affaires polaires. Le Blogue polaire sera affiché en ligne toutes les deux semaines et certains billets seront publiés dans de prochains numéros du magazine. Pour de plus amples renseignements sur la CCAP, veuillez visiter polarcom.gc.ca.
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