Science & Tech

La recherche sur les environnements arctiques aide la NASA à atténuer les risques pour la santé des astronautes

  • Sep 20, 2013
  • 363 words
  • 2 minutes
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Quand Christian Otto s’est agenouillé sur le flanc de l’Everest pour mesurer la tension intracrânienne, l’urgentologue de Kingston (Ontario) n’aurait pu deviner que cette expérience le mènerait à la recherche spatiale. Mais lorsque la NASA a découvert que de longs séjours spatiaux posaient l’un des dangers les plus graves des dernières décennies pour la santé des astronautes, elle a sollicité l’expertise d’Otto.

Otto a pratiqué la médecine sur nombre des plus hauts sommets, ainsi qu’en Arctique et au Pôle Sud, où il a étudié la réaction des gens à l’isolement à long terme. Toutefois, depuis trois ans, il explore pourquoi certains astronautes perdent lentement la vue après une mission de longue durée.

En microgravité — et dans une moindre mesure sur de très hautes montagnes —, on soupçonne que le sang s’accumule dans la tête et exerce une pression sur le crâne et le nerf optique. Otto et son équipe comparent ces symptômes à un état similaire qui survient sur Terre, l’hypertension intracrânienne idiopathique.

La recherche sur Terre, toutefois, peut faire avancer la recherche spatiale et vice versa, affirme Otto.

Comme la NASA veut accroître la durée des voyages spatiaux à long terme, les recherches d’Otto sont essentielles, car ces voyages pourraient poser un risque encore plus grand pour le cerveau et la santé psychologique des astronautes. Alors qu’il était le seul médecin à la station de recherche McMurdo en Antarctique, il a observé les conséquences de la monotonie sociale et de la privation sensorielle. Au fil du temps, des personnes extraverties et chaleureuses se repliaient sur elles-mêmes et le nombre de cas de troubles psychologiques augmentait avec la durée du séjour.

La communauté spatiale internationale suit de près les recherches d’Otto et d’autres chercheurs pour aider les humains à explorer des environnements extrêmes de façon plus sécuritaire.

Voici le plus récent billet d’un blogue sur les questions polaires et la recherche connexe présenté par Canadian Geographic en partenariat avec la Commission canadienne des affaires polaires. Le Blogue polaire sera affiché en ligne toutes les deux semaines et certains billets seront publiés dans de prochains numéros du magazine. Pour de plus amples renseignements sur la CCAP, veuillez visiter polarcom.gc.ca.
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