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Photos : Le parc national de la Pointe-Pelée fête ses 100 ans

Créé en 1918, le parc national le plus méridional du Canada est un véritable paradis pour la faune et les amoureux de la nature.

  • Published Jul 06, 2018
  • Updated Apr 03, 2026
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Le parc national de la Pointe-Pelée, dans le sud-ouest de l’Ontario, est un paradis pour les ornithologues, les pagayeurs et l’endroit idéal pour une immersion en pleine nature. Cette année, le parc célèbre son centenaire et propose des événements spéciaux tout au long de l’année, dont une journée d’entrée gratuite le 13 octobre.

Créé en 1918 sur une péninsule marécageuse s’avançant dans le lac Érié et constituant la partie la plus méridionale du Canada, le parc national de la Pointe-Pelée était le neuvième parc national du Canada et le premier à élaborer un plan de gestion pour son avenir. Au début, la conservation de la nature n’était pas une priorité et une grande partie des terres demeurait a propriété de chalets et de résidents permanents. Parcs Canada a ensuite entrepris l’acquisition de ces propriétés et leur restauration à leur état naturel : les propriétaires fonciers étaient seulement autorisés à transmettre leur propriété à leur famille ou à la vendre au parc. Au début des années 2000, la dernière propriété située à l’intérieur du parc a été vendue à Parcs Canada et presque tous les bâtiments ont depuis été démolis, à l’exception d’un seul, utilisé comme logement pour le personnel.

Résultat : aujourd’hui, la Pointe-Pelée est un havre de paix naturel, abritant une incroyable diversité d’espèces, dont certaines sont endémiques à cette région du Canada. Voici un aperçu du parc à l’occasion de son centenaire.

Chaque année, un grand nombre d’oiseaux vivant à l’est des Rocheuses canadiennes transitent par la Pointe-Pelée, située au carrefour de deux grandes voies de migration nord-américaines : l’Atlantique et le Mississippi. Beaucoup d’oiseaux migrateurs vols de nuit et, lorsqu’ils traversent le lac Érié en direction du nord, la pointe du parc est la première terre qu’ils aperçoivent à l’aube. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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Si de nombreux oiseaux traversent la Pointe-Pelée lors de leur migration bisannuelle, pour certains, le parc est leur dernière étape, voire leur domicile permanent. La sterne noire (photo ci-contre) est un oiseau qui niche dans le parc. La perte d’habitats humides dans le sud de l’Ontario a entraîné un déclin de la population de cette espèce dans la province, constitue donc un sanctuaire important pour ces oiseaux, et les observer avec leurs petits dans le parc est une expérience unique. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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S’avançant dans le lac Érié, le parc national de la Pointe-Pelée constitue la partie la plus méridionale du Canada. Au sud-ouest du parc se trouve l’île Pelée, accessible par traversier depuis le continent, et juste au sud de celle-ci se situe la minuscule île Middle. D’une superficie de seulement 22 hectares et située à quelques mètres de la frontière américaine, elle est même plus au sud que certaines régions de la Californie. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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Plus de 12 kilomètres de sentiers pédestres autoguidés permettent aux visiteurs d’explorer les divers habitats du parc, de la savane de cèdres aux terres arides, des forêts marécageuses à la magnifique forêt méridionale de Caroline. Le sentier du Centenaire offre également une promenade sinueuse, à pied ou à vélo, depuis la promenade sur pilotis des marais jusqu’au centre d’accueil des visiteurs. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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Parmi les sentiers de randonnée pédestre et cyclable du parc, on trouve la promenade des marais, une boucle d’un kilomètre qui permet d’observer de près la faune des marais et qui comprend même une tour d’observation offrant une vue imprenable sur les zones humides. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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La Pointe-Pelée est le deuxième plus petit parc national du Canada, et pourtant, il abrite une biodiversité plus riche que partout ailleurs au pays. Les deux tiers du parc sont recouverts de marais, soit une superficie d’environ 10 kilomètres carrés, ce qui ne fait le plus grand marais d’eau douce de l’Ontario. La latitude méridionale du par cet l’influence modératrice des Grands Lacs créent un microclimat particulier qui permet le développement de la forêt carolinienne, une écozone unique qui ne représente qu’un quart de pour cent du territoire canadien. La forêt carolinienne est un habitat essentiel pour de nombreuses espèces menacées et en voie de disparition, et sa partie canadienne se trouve uniquement dans le sud-ouest de l’Ontario. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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En plus d’être un haut lieu de la biodiversité, la Pointe-Pelée abrite le plus grand nombre d’espèces menacées et en voie de disparition au Canada. Environ 80 espèces à risque ont été recensées dans le parc; certaines ne se trouvent que dans le par cet ses environs. Parmi les exemples notables, citons le scinque à cinq lignes, la seule espèce de lézard de l’est du Canada; le figuier de Barbarie et l’écureuil volant du Sud, un animal nocturne (photo ci-contre). Cinq espèces de tortues vivent dans le parc, toutes considérées comme à risque en Ontario. Protéger autant d’espèces dans un espace aussi restreint est un exercice d’équilibre délicat, car les besoins de certaines espèces entrent directement en conflit avec la préservation d’autres. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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La Pointe-Pelée est désignée réserve de ciel étoilé et, bien que le parc ferme généralement avant la tombée de la nuit, il reste ouvert jusqu’à minuit une nuit par mois (à la nouvelle lune). Ces soirs-là, les visiteurs peuvent admirer les étoiles et assister au spectacle lumineux des lucioles. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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Pendant 80 ans, le camping de nuit était interdit dans le parc afin de permettre la régénération des écosystèmes fragiles de la Pointe-Pelée. Toutefois, en 2018, Parcs Canada a ouvert les réservations pour 24 nouvelles tentes oTENTik, dont 20 seront disponibles toute l’année, permettant ainsi aux visiteurs de profiter pleinement du parc. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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Une autre excellente façon d’explorer le parc est en bateau. Apportez votre propre canoë, kayak ou planche à pagaie, ou louez-en un, et partez à la découverte des marais qui constituent les deux tiers du parc. Vous pouvez aussi pagayer le long des rives du lac Érié et observer les hérons, les rapaces et les oiseaux marins. (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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Si l’exploration en pleine eau à la rame ne vous tente pas, vous pouvez apprendre les bases du canoë auprès d’un guide expérimenté et explorer les marais à bord d’un canot cargo, tout en observant et en découvrant la faune sauvage (castors, tortues, hérons et autres animaux se cachant parmi les nénuphars et les quenouilles). (Photo : Zach Baranowski/Canadian Geographic)
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