Exploration

Le roi de la plongée

Souvenir d’un périple sous la glace lors de la venue du roi Charles III dans le passage du Nord-Ouest en 1975

  • Apr 14, 2023
  • 2,974 words
  • 12 minutes
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Le prince Charles était un plongeur aguerri, mais avant sa visite au Canada en 1975, il n’avait jamais exploré les eaux de l’Arctique. (PA Images/Alamy Stock Photo)
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J’essaie de lire les pensées de l’Anglais de 26 ans qui se trouve devant moi, à la recherche de signes d’anxiété. Son Altesse Royale le prince Charles, prince de Galles, comte de Chester, duc de Cornouailles, duc de Rothesay, comte de Carrick, baron de Renfrew, lord des Îles et prince et grand intendant d’Écosse a accompli nombre de choses dans sa riche vie royale, mais il s’agit de sa première plongée sous une brasse de glace dans des eaux quasi gelées.

Nous nous trouvons à 700 kilomètres au nord du cercle polaire arctique, au bord d’un trou de plongée carré. La glace fait près de deux mètres d’épaisseur. Des cristaux de glace constellent l’eau de mer qui remplit le trou. Nous sommes assis sous une tente de toile chauffée, vêtus de combinaisons de plongée en néoprène rouge. À l’extérieur de la tente à double paroi, il fait -33 °C; à l’intérieur, 5 °C. Alors que j’explique au prince comment gonfler la combinaison, il fronce les sourcils d’un air dubitatif, comme s’il se demandait : « Puis-je faire confiance à cet homme? »

L’océan polaire qui nous attend est semé d’embûches. Hypothermie aiguë causée par une fuite dans la combinaison de plongée. Embolie gazeuse provoquée par la retenue de la respiration lors de la remontée. Le risque infime que la glace se déplace et se referme au-dessus de nos têtes.

Nous sommes à Qausuittuq (Resolute), un petit hameau inuit sur la rive nord du passage du Nord-Ouest. Depuis son arrivée, le prince est surveillé de près par son équipe de sécurité britannique et canadienne dont la tâche principale est d’analyser les menaces contre sa vie et de prendre les mesures nécessaires pour le protéger. Les gardes sont nerveux. Dans quelques minutes, le prince plongera dans un environnement dangereux et les laissera derrière lui.

Au programme de cette visite dans l’Arctique canadien, le prince fera du traîneau à chiens, de la motoneige et de la plongée. En tant que médecin-scientifique et explorateur sous-marin, il m’incombe de veiller à la sécurité du prince. Hier, j’ai discuté avec un haut responsable de son équipe de protection de Scotland Yard. Ses yeux bougeaient sans cesse, son corps frémissait d’énergie. Au-delà des mots de notre conversation, se cachait un message tacite : si le prince revient ne serait-ce qu’avec un seul cheveu de travers, ça se passera mal – très mal.

Depuis son premier souffle, l’homme en combinaison rouge à côté de moi a mené une vie prédéterminée. Il est né pour une tâche et une seule : héritier du trône. À six ans, il était timide et sujet aux sinusites. À huit ans, il est envoyé en pension à l’école Cheam, une école préparatoire pour la royauté et l’élite. Pendant les matchs de rugby, ses coéquipiers et ses adversaires le pilonnent dans la mêlée. Il demeure stoïque et ne riposte jamais. Le prince Philip pensait que son fils avait besoin de courage et de caractère et l’a envoyé dans sa propre alma mater, Gordonstoun, un pensionnat écossais spartiate fondé sur la promesse de libérer « les fils des puissants » de « la prison des privilèges ». Le futur roi est une cible de choix pour les intimidateurs. Quand il n’est pas battu, il est ostracisé.

Cet après-midi, l’homme à l’ombre du trône ne manifeste aucune trace de ces premières adversités. Son regard est attentif, il ne cesse de poser des questions.

Je lui montre une fine cagoule de néoprène qui ressemble à un masque de ski. « Cette cagoule protège la peau du visage contre le gel », lui dis-je.

« Pourquoi faut-il la porter? », demande-t-il.

« Si la peau autour de votre bouche se refroidit, lui dis-je, vous aurez du mal à garder votre régulateur respiratoire en place. »

J’imagine ce qui pourrait se passer. L’embout buccal glisse. D’épais gants de néoprène tentent de le remettre en place entre ses dents. Le rythme respiratoire s’accélère. La panique s’installe.

Le prince Charles (à droite) et Joe MacInnis au bord du trou de plongée, foré dans deux mètres de glace. (Anwar Hussein/Getty Images)
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Le prince est presque prêt. Un harnais métallique chargé de deux bonbonnes d’air comprimé lui est glissé sur le dos. Il serre les sangles à la taille. Il vérifie son régulateur en inspirant et en expirant par l’embout. Il nettoie son masque facial. Son aisance dans ces gestes confirme ses nombreuses plongées en eaux tempérées.

Il ajuste la rangée de poids en plomb sur sa ceinture et me regarde. « Cette ceinture de plomb est très lourde », dit-il.

« La ceinture pèse 50 livres, lui dis-je. Les 25 premières livres servent à compenser la flottabilité de votre combinaison étanche. Les 25 autres sont là pour éliminer la réticence. » Il me répond par un demi-sourire.

Il place l’embout du régulateur entre ses dents, inspire, se dégage du sol isolé et glisse dans l’eau. Après avoir flotté quelques secondes parmi les cristaux de glace, il appuie sur la soupape de purge de sa combinaison et s’enfonce dans l’eau. Le gant en néoprène de sa main droite tient fermement le câble jaune suspendu dans le trou de plongée. Il m’attendra sous la glace.

Je me glisse dans l’eau et vérifie mon régulateur. Un membre de l’équipe de protection de Scotland Yard me regarde avec des yeux qui semblent prêts à me fusiller.

J’expire et m’enfonce dans la cheminée de glace. Il a fallu une bonne partie de l’après-midi pour creuser le trou et évacuer deux tonnes d’eau gelée. Les parois de la cheminée ont la patine d’un vieil ivoire.

Je descends doucement dans la cheminée, sous la glace, et me retrouve face à face avec le prince dans une eau cristalline. Je suis en état d’hypervigilance, attentif à une multitude de signes qui garantiront l’intégrité de mon partenaire et le ramèneront sain et sauf à la surface. Dans ce monde privé d’air et de voix, je me concentre sur trois choses : le rythme respiratoire, les mouvements oculaires et le langage corporel. Sa respiration est rythmée. Ses yeux sont rivés sur les miens. Ses palmes bougent facilement dans l’eau sous lui.

Voici ma patrie, un endroit que je considère avec une profonde méfiance. Le plafond de glace s’étend jusqu’à des horizons invisibles. Un enchevêtrement de varech couvre le fond de la mer. L’eau est si froide qu’elle tue en quelques minutes un plongeur sans protection.

Cinq ans plus tôt, j’ai mené la première de quatre expéditions dans cette baie. L’objectif était de mettre au point des techniques permettant aux scientifiques de travailler en toute sécurité sous la glace. Grâce au soutien du gouvernement canadien, nous avons effectué plus de 800 plongées dans cette baie et dans d’autres régions polaires. L’année dernière, tout près de l’endroit où nous nageons, nous avons construit Sub-Igloo, la première station polaire habitée.

Il s’agissait d’une sphère acrylique transparente, remplie d’air, assez grande pour accueillir trois plongeurs sur un banc circulaire. Le sas d’entrée et de sortie consistait en une petite ouverture ronde à la base de la structure. La pression de l’air à l’intérieur de la sphère faisait obstacle à l’océan. Seize supports reliaient la sphère à des plateaux de lestage. Pendant six semaines, Sub-Igloo a été notre refuge et notre centre scientifique.

Un plongeur sort de l’obscurité derrière le prince. C’est Rick Mason, l’un des membres les plus expérimentés de notre équipe; il est muni d’un appareil photo 35 mm et d’une lampe stroboscopique.

Le prince lutte pour réguler l’air dans sa combinaison. Il en ajoute trop et se heurte violemment la tête contre la glace. Il appuie sur la soupape de purge et plonge trop vite. Sa respiration régulière nous confirme qu’il n’est pas troublé par les principes immuables de la flottabilité. Je scrute les dimensions de notre royaume propice à la claustrophobie. La surface inférieure de la glace ressemble à un nuage de tempête piégeant des flaques d’air qui bougent comme du mercure. La voûte verticale d’eau déforme la vision proche et lointaine.

Une fois que le prince a maîtrisé sa flottabilité, je lui fais signe de me suivre. Lentement, nous nous dirigeons vers l’ouest, la glace au-dessus de nos têtes. Je pointe du doigt les piles floues de lestage d’acier qui rattachaient autrefois Sub-Igloo au fond de la mer.

Quelques minutes plus tard, nous apercevons la première stalactite de glace, un tube creux et conique de la longueur d’un avant-bras, suspendue au plafond glacé. Elle renferme un panache de saumure qui se diffuse vers le bas, rempli d’une communauté de vie, dont des diatomées et des algues. Les créatures les plus visibles sont de minuscules crustacés bruns appelés amphipodes. Le prince les observe longuement et lève ensuite les yeux vers le plafond de glace. Plus tard, il me dira que « chaque montagne et chaque rivière ont leur propre caractère presque sacré ».

Le Sub-Igloo, dans un entrepôt du Collège Seneca à Toronto, avant son transport pour l’Arctique. (Seneca Archives and Special Collections, Seneca College)
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Nous continuons vers l’ouest jusqu’à ce que nous rencontrions une crête de glace de rive. Dans le faible crépuscule, nous fixons des blocs brisés qui se dressent à des angles très pointus. Ce lieu de fractures et de déformations semble terriblement hostile. Le prince contemple une glace aussi froide et malveillante que peut l’être la beauté.

Je regarde ma montre. Vingt-cinq minutes se sont écoulées; il est temps de nager jusqu’au trou de plongée. Dans la lumière céleste, une cyanée laisse traîner un écheveau de tentacules urticants. Je fais lentement un tour sur moi-même, pour voir si quelque chose nous surveille. Jusqu’à présent, nous avons évité la malchance d’un requin du Groenland. Ils vivent en eaux profondes, mais fréquentent aussi les petits fonds. Carnivores, ils se déplacent lentement et mesurent jusqu’à six mètres de long. On a trouvé dans l’estomac de certains individus des os de caribous et d’humains. Le fait de ne les avoir jamais observés dans cette baie n’a jamais atténué nos craintes.

Dans un moment de légèreté après la plongée, le prince gonfle sa combinaison, ce qui lui donne l’allure du Bonhomme Michelin. (LG958 ‘75 AP Wire Photo - Prince Charles of Britain Arctic scuba dive Resolute Bay)
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Lorsque le trou de plongée est presque au-dessus de nos têtes, je fais un petit signe à Rick Mason, qui se glisse à côté du prince. Je plonge alors au fond de l’eau et cherche deux objets que j’y avais déposés auparavant. D’une main maladroite, je les époussette et les prends avec moi. Ensuite, je remonte et me place juste derrière le prince. Je lui tape doucement sur l’épaule. Il se retourne et me voit coiffé d’un chapeau melon noir, parapluie déployé à la main. Il me regarde comme si j’étais devenu fou. Mon cœur se serre. Quelques secondes plus tard, ses yeux se plissent et le son d’un rire étouffé remplit l’espace entre nous. Mon Dieu, je me dis qu’il va inhaler l’océan. Le prince met le chapeau, attrape le parapluie, le tient au-dessus de sa tête et remonte lentement vers le trou de plongée. Traînant un filet de bulles, il ressemble à Mary Poppins dans la scène de la nounou volante.

Les visages qui l’accueillent dans la tente n’expriment que la stupéfaction. Il n’y a aucune explication logique à l’émergence des eaux d’un prince souriant coiffé d’un chapeau melon. Au choc succède le rire. Après s’être essuyé le visage et avoir ajusté son chapeau, l’homme dont la vie se passe sous le regard incessant de la caméra sort de la tente pour faire face à une mêlée de journalistes et de photographes.

Avant de sortir de la tente, il a gonflé sa combinaison et ressemble au Bonhomme Michelin. Il lève les bras en signe de victoire et se hisse sur la pointe des pieds. Les rires et les applaudissements fusent. Il s’avance au centre de la mêlée et se tapote l’énorme ventre.

Quelqu’un demande : « Comment c’était? » « Vraiment très intéressant. Et il faisait un froid de canard », s’exclame-t-il en riant. « Et la combinaison? », demande quelqu’un d’autre.

« Eh bien, vous injectez l’air ici, dit-il, et vous pouvez faire des choses étonnantes. » Il appuie sur la soupage de purge et la maintient enfoncée. Ses bras et ses épaules se relâchent. Sa tête tombe vers l’avant jusqu’à ce que son menton touche sa poitrine. Il continue jusqu’à ce qu’il soit presque plié en deux.

Les battements de mon cœur se calment. Le prince est en sécurité à la surface.

Dans le faible crépuscule, nous regardons des blocs brisés couchés à des angles durs. Le prince regarde la glace aussi froide et malveillante que la beauté peut l’être.

PRÈS DE DIX ANS PLUS TARD, en juillet 1984, je me retrouve au palais de Kensington, à Londres, dans le bureau de l’adjoint personnel du prince de Galles. Le lieutenant-colonel demande : « Êtes-vous prêts? Il sera là dans cinq minutes. »

Une série d’événements interreliés m’ont conduit jusqu’ici. Cinq ans de recherches pour retrouver une épave britannique du XIXe siècle, 90 kilomètres à l’est de l’endroit où le prince a effectué sa plongée en 1975. La découverte du Breadalbane par 100 mètres de fond. La construction d’un camp de base pouvant accueillir 20 personnes qui nous a permis d’effectuer 10 plongées pour filmer l’épave de 1853. Un documentaire presque achevé sur le projet, The Land That Devours Ships, réalisé par Bill Mason pour l’Office national du film.

Il y a six mois, j’ai envoyé une lettre au prince pour lui demander s’il accepterait de présenter le film. Dans une lettre du palais de Buckingham, son secrétaire particulier a répondu : « Son Altesse Royale serait heureuse de contribuer à votre film. Nous vous serions reconnaissants de nous faire parvenir une ébauche de ce que le prince de Galles pourrait dire. Son Altesse Royale souhaiterait ensuite voir le film avant de décider de la forme de sa présentation. »

Je m’assure que l’éclairage est en place et que l’équipement sonore est prêt. Le réalisateur du film, Bill Mason, me fait signe que oui. Je réponds : « Nous sommes prêts. »

La porte s’ouvre et le prince entre dans la pièce. Il porte un costume gris à double boutonnage et sourit. Nous nous saluons et je lui présente notre équipe de quatre documentaristes. « Je suis désolé, je n’ai que 40 minutes, dit-il, nous devrions commencer. »

Debout derrière la maquette d’un trois-mâts du XIXe siècle, il fait face à la caméra. « Je suis prêt, déclare-t-il. Voyons voir si j’ai le talent nécessaire pour faire ce travail. »

« On tourne », dit le chef opérateur.

Le prince commence. « Il y a plus d’un siècle, des navires comme celui-ci ont quitté l’Angleterre pour l’Arctique canadien, à la recherche du passage du Nord-Ouest. Ayant moi-même servi dans la marine royale pendant quelques années, je pense pouvoir imaginer, ne serait-ce qu’un peu, quelle devait être la vie à bord d’un tel navire, traversant le froid de l’Atlantique Nord dans ces terribles mers de tempête. Et se frayer un chemin à travers ces îles prises dans les glaces. »

Sa voix est chaleureuse et modeste. « Il y a quelques années, j’ai eu la chance de visiter l’Arctique canadien et de plonger sous la glace avec le Dr Joe MacInnis. Ce fut l’une des choses les plus intéressantes et les plus passionnantes que j’ai faites de ma vie. Cette expérience m’a vraiment permis de comprendre pourquoi tant de navires n’étaient jamais revenus des grandes expéditions du XIXe siècle. C’est la perte de deux de ces navires, l’Erebus et le Terror, sous le commandement de Sir John Franklin, qui a déclenché la plus grande recherche de l’histoire maritime. Et cette recherche se poursuit encore aujourd’hui. »

Le prince reste au chaud dans un chapeau en fourrure de lapin et une parka épaisse garnie de fourrure de carcajou lors de sa tournée de 1975 dans l'Arctique canadien. (CP Photo/Doug Ball)
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Nous enregistrons deux autres versions. Le prince investit chaque mot.

« J’ai beaucoup aimé voir votre film », dit-il une fois l’enregistrement terminé. « Il m’a permis de comprendre l’imprévisibilité de la glace et les défis auxquels vous avez été confrontés. J’aurais aimé me joindre à vous, mais c’était impossible. » Nous nous asseyons pour prendre le thé et discuter brièvement. Il ne tarit pas de questions.

Le lieutenant-colonel rappelle au prince ses autres engagements. « Excusez-moi, je dois partir maintenant », dit Son Altesse Royale. « Je vous prie de rester et de vous servir un verre. »

Il montre du doigt un grand bar au fond de la pièce.

« Merci, monsieur, avec plaisir. » Nous nous serrons la main et je dis au prince combien je suis reconnaissant de sa contribution. Puis le lieutenant-colonel et lui quittent la pièce.

Il faut savoir qu’il est dangereux de dire à une petite équipe de cinéastes : « Servez-vous un verre ». Cette phrase, prononcée par un futur roi, est un ordre. Puis, cela devient un défi personnel. Nous ouvrons le bar et nous nous servons de généreux verres de vieux whisky rare et de rhum fort.

Après deux verres, nous sortons sous le chaud soleil de juillet. Je dis au revoir à mes collègues et me dirige vers Round Pond, un lac ornemental dans les jardins de Kensington. Je m’arrête pour admirer le reflet miroitant du palais, puis je continue vers la Serpentine et longe sa rive ouest jusqu’à la statue de Peter Pan. Celle-ci célèbre un garçon à l’esprit libre qui vole et ne grandit jamais – un garçon qui passe son enfance éternelle à vivre des aventures avec des pirates, des fées et des sirènes.

Les neuf années qui ont suivi notre plongée dans l’Arctique ont été difficiles pour le prince. Le programme perpétuel des responsabilités royales. La quête d’une identité personnelle. La recherche d’une épouse royale. Le regard incessant de la presse à sensation. En 1979, lors de l’explosion d’une bombe de l’Armée républicaine irlandaise, le prince a perdu son grand-oncle et confident bien-aimé, Lord Mountbatten.

Le plus beau de la plongée, c’est qu’il n’existe plus rien au monde que ses pensées sur l’océan et son camarade de plongée. Le roi Charles est un homme dont les yeux d’un bleu profond et l’esprit curieux ont une intensité toute particulière. Il est très attentif aux personnes qui l’entourent, à la nation et à l’évolution de la société. Il communique avec des mots et des gestes précis, clairs et judicieux. À une époque de défaillance des systèmes naturels et sociaux, il est curieux et courageux, et se concentre sur des projets qui aident des personnes et des lieux méritoires et dans le besoin. Où qu’il soit, même sous la glace, une flamme l’anime.

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This story is from the May/June 2023 Issue

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